Damian de l'Autre Monde
  Page d'accueil
    Au seuil de deux existences...
    Chroniques d'une vie actuelle
    "Tissages nocturnes"
    Messages personnels
  A propos
  Archives
  Livre d'or
  Contacts
 

  Souscrire
 


 
Liens
   L'arbre de Lune
   Blog d'auteur
   Un peu de mon monde intérieur
   L'âme du baladin
   Lucy Dayrone
   Le Prince de L'Image
   Le petit cahier du grand BORIS VIAN
   IMVU - The World's Greatest 3D Chat
Dernier feedback
   9.10.09 08:36
    Je parcours un peu ton b
   9.10.09 09:15
    Merci beaucoup.

http://20six.fr/damian

Hébergé par 20six.fr



 
A nos morts

A toi fier marin happé par les eaux sombres Emporté par les flots vers de lointains abymes Où dansent les naufragés sur les échos sublimes De mélodies liquides où leurs cris sont en nombres A toi pauvre soldat qu'un obus a brûlé Lancé dans le combat sans t'en voir revenir Pour d'absurdes idéaux tu t'es laissé occire Sur un champ de bataille tu péris, oublié A toi le voyageur, errant sur les chemins Que la brume a un jour occulté de ce monde Pour mieux t'enchevêtrer dans ses voiles vagabondes Te perdre dans ses volutes et t'entraîner au loin A toi le bel aïeul à la grande sagesse Ton corps fut écrasé, voûté par le labeur Et le temps t'a usé, brisé par le malheur Chargeant tes derniers jours de peines et de tristesse A toi le romantique au coeur percé d'épines Rongé par tes remords, tes souffrances cachées L'insidieuse douleur t'a longtemps consumé Avant de t'emporter d'une pique assassine A vous tous, disparus, nos chers trépassés Nos glorieux ancêtres, amis tendres et sincères En nos coeur, nos pensées, telles d'étranges chimères Vivent vos souvenirs pour l'éternité
8.10.09 18:27


Rencontres

Cela vient subtilement, d'abord un frôlement L'éclat bref d'un regard mêlé d'obscurité Isolé dans une foule d'êtres inanimés L'âme perdue lentement esquisse un mouvement Un appel silencieux dans l'air surchargé Porté par une fragrance, un parfum si léger A peine perceptible, étherique messager Si ce n'est par l'esprit qui sait l'interpréter Puis vient un autre effort, l'ombre d'une expression Preuve d'encouragement, étrange invitation Doucement un lien se tisse entre deux entités Reflet d'alliance antique, d'ententes oubliées Alors viennent les mots, l'histoire, les gouts communs Que se trouvent l'un et l'autre au fil de leurs destins Ils viennent à reconnaitre des chemins partagés Comme si vers cette rencontre ils étaient poussés De ces croisements fortuits naissent bien des relations Des amitiés durables, des amours, des passions Il s'en faudrait d'un rien, pourtant, qu'ils soient manqués Occultés par les craintes et la timidité Alors prenons plus garde, ayons plus d'attention Pour ne pas laisser perdre ces belles occasions La vie donne peu de temps aux joies improvisées Mais charge de regrets pour chaque acte manqué.
8.10.09 18:26


L'amoureux

Dans mon plus jeune temps l'amour j'ai nié
Prétextant ne jamais avoir ce sentiment
Ne pas voir mon être succomber à ce chant
Cet élan qui rend niais je voulais éviter

Mais aux premiers émois mon cœur s'est emballé
Palpitant en secret pour tel ou tel minois
Qui de mes ravissements rien ne soupçonna
Masqués par ma candeur et ma timidité

Plus tard virent les feux qui embrasaient mon âme
Un regard, un sourire, une parole échangée
Avec l'un de ces anges, de ces si belles fées
Saisi par leur lumière, la passion fût mon drame

Le temps fit de mon cœur un étrange végétal
Où couvaient bien des feux, brulant sans s'arrêter
Pour un peu de bonheur dans leurs yeux enchantés
J'étais un papillon pris dans de grandes toiles

Mais aujourd'hui, enfin, le brasier est dompté
J'ai enfermé l'amour dans un coffret magique
Et pour ne plus subir ses illusions tragiques
Avec un pieu d'argent mon cœur j'ai percé.

26.5.09 21:50


Epitaphe

Parce que j'ai trop vécu sur ces terres désolées
J'ai trop longtemps frayé avec Mort et Malheur
De cryptes en catacombes j'ai vu mille douleurs
Et bu jusqu'à la lie le sang des condamnés

J'ai couvert tant de pages de mes sceaux infamants
Forgeant les idées noires de mes sombres héros
Triturant les ténèbres, les gravant sur ma peau
Enivré par le songe de glorieux instants

J'ai monnayé mon âme pour quelques illusions
Usant de persuasion, de malicieuses promesses
Pour contraindre mon art, cela, je le confesse
A clamer la grandeur de mes lamentations

Du fin fond de l'abyme je revins en hurlant
Lorsque la noire cloche a soudain résonnée
Mon esprit à jamais en demeura marqué
Par l'empreinte sinistre de l'être agonisant

A l'aube d'un jour nouveau, couché sous cette pierre
Retentira l'écho de mon si long tourment
Et l'oiseau noir perché sur la stèle, dignement
Affutera son bec pour dévorer ma chair.
25.5.09 18:20


Le Roi endormi

Sur un guéridon trône un vase aux fleurs passées
Emplissant l'atmosphère d'effluves suffocantes
Chargeant l'air d'une fragrance capiteuse, écrasante
Changeant le moindre souffle en calvaire parfumé

De pesantes tentures repoussent l'astre du jour
Transformant cette chambre en un caveau fait d'ombres
Seules quelques chandelles à la clarté sombre
Luttent contre les ténèbres dans cette obscure tour

Sur un lutrin de bois, un vieux grimoire jauni
Au papier abimé par les outrages du temps
L'encre presque effacée s'est vue teintée de sang
Couverte ici et là par des symboles bannis

Au fin fond de ce lieu git un cercueil de fer
Dans lequel repose une momie enchainée
Un corps desséché au derme parcheminé
Sans une once de vie, comme figée dans la pierre

Pourtant dans ses orbites brule un Feu éternel
Attendant patiemment qu'enfin sonne son heure
De dévorer la terre, pour que germe la terreur
Que son plus vieil ennemi, son Père enfin chancèle.
25.5.09 17:41


Pactisant

Au croisement des chemins j'ai mis genoux à terre

Et les yeux vers le sol j'ai dis cette prière

Dans ce langage ancien aux accents gutturaux

Venus des âges lointains et des premiers tombeaux

 

Dans la poussière mes mains ont tracé tous les signes

Grecs, babyloniens, assyriens, tant de lignes

Pour que tu daignes enfin répondre à mon appel

Toi l'archange disparu, toi l'oublié du Ciel

 

Et sous la lune sanglante je t'ai fait mon serment

Notre accord fut conclu, scellé d'une goutte de sang

Ton prix contre mon don, ma réussite, ma gloire

Me paru si minime, si simple et dérisoire

 

Le temps a fait son œuvre, effacé cette promesse

J'ai eu mes récompenses, entassé les richesses

J'ai occulté bien vite les sinistres présages

Ignoré les miroirs renvoyant ton image

 

Mais quand l'heure a sonné de son lugubre accord

Mon esprit s'est soudain remémoré son sort

La porte, les bruits de pas sonnent mon dernier acte!

Plus de doutes, tu es là! Que soit maudit ce pacte!

27.4.09 20:33


Thanatos

J'ai la froideur des tombeaux
Et l'âme noire comme la nuit
Le tient grisâtre des jours de pluie
Et mon souffle vous glace les os

Mon Monde est fait d'obscurité
Fruit des ténèbres et de terreur
Me délectant de vos douleurs
De votre sang si raffiné

L'arome de vos esprits défunts
M'ouvre bien vite l'appétit
M'évoque les plaisirs infinis
De banquets dignes du Divin

Sans répit, je fauche, vous moissonne
Récoltant l'essence de vos vies
Ma seule caresse vous estourbit
Petits pantins qui déraisonnent

J'étais pourtant semblable à vous
Mais le Destin m'a désigné
L'Ombre et la Mort l'ont emporté
Je suis votre Fin! A Genoux!
22.4.09 00:03


 [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de